Nous menons des études sur les étudiants, qu’est-ce ce que ça change pour vos campagnes ?

Nous interrogeons directement les étudiants tout au long de l'année : 12 études par an, sur des sujets aussi variés que les habitudes bancaires ou la consommation alimentaire. Un chiffre suffit parfois à réorienter une campagne entière !

Pendant longtemps, le marketing jeune s'est construit sur des suppositions : les jeunes ne regarderaient que le prix, fuiraient les points de vente physiques, ne jureraient que par le digital. Les études terrain racontent une histoire nettement plus nuancée, et c'est précisément ce qui les rend précieuses : elles remplacent l'intuition par des données vérifiables, au moment même où les repères de cette génération bougent vite.

Prenez l'alimentaire. Une étude menée en 2026 montre que le goût pèse 4,7 fois plus lourd que la santé dans les choix alimentaires de la génération Z, avec 61,5 % des répondants qui citent le goût comme critère numéro un. Le prix, lui, n'apparaît que dans 7,7 % des réponses comme motivation principale, bien loin de ce que beaucoup de marques imaginent encore. Une campagne construite sur l'argument « moins cher » rate donc probablement sa cible ; une campagne construite sur le plaisir gustatif a statistiquement plus de chances de convertir.

Même surprise du côté bancaire. Une étude menée par nos soins en juin 2026 auprès de 977 étudiants montre que la recommandation familiale reste le premier critère de choix d'une banque, citée par 69,2 % des répondants, loin devant les frais bancaires et la gratuité des services (55,9 %) et la possibilité d'utiliser sa carte à l'étranger (45,9 %). La proximité d'une agence physique, elle, ne convainc plus que 14 % des sondés. Autre idée reçue battue en brèche : les étudiants épargnent bel et bien, avec 83,9 % détenteurs d'un Livret A et 24,4 % qui possèdent déjà un PEA ou un compte-titres. Le vrai terrain de bataille n'est donc pas la comparaison tarifaire au moment de l'achat, mais la confiance construite en amont, souvent via l'entourage, un déplacement stratégique pour toute campagne d'acquisition qui miserait avant tout sur le prix.

Ces écarts entre perception et réalité ont un coût direct sur la performance !

McKinsey documente que les entreprises qui exploitent finement la connaissance de leur audience augmentent leur chiffre d'affaires de 5 à 15 %, améliorent l'efficacité de leurs dépenses marketing de 10 à 30 %, et réduisent leur coût d'acquisition client jusqu'à 50 %. Le cabinet ajoute que 71 % des consommateurs attendent aujourd'hui une expérience personnalisée, et que 76 % expriment de la frustration quand ce n'est pas le cas. Une audience mal comprise, ce n'est donc jamais neutre : c'est un budget marketing qui travaille mécaniquement moins bien qu'il ne le pourrait.

Il y a aussi un effet d'entraînement propre aux audiences étudiantes, plus communautaires que la moyenne. Une étude menée en 2025 sur les campus a montré qu'un seul étudiant convaincu par une marque en influence en moyenne sept autres autour de lui. Sur un public aussi connecté et aussi prescripteur, comprendre finement ce qui déclenche l'adhésion démultiplie mécaniquement la portée d'une campagne, bien au-delà du budget média engagé.

Le vrai défi, pour les marques qui ciblent les jeunes, c'est la vitesse à laquelle ces repères évoluent. Les habitudes bancaires, alimentaires, digitales ou de consommation ne sont jamais figées d'une classe d'âge à l'autre, parfois même d'un semestre à l'autre. Une étude ponctuelle devient vite obsolète ; c'est la régularité de l'écoute qui fait la différence entre une campagne qui parle vraiment à son audience et une campagne qui parle dans le vide.

C'est exactement cette conviction qui nous pousse à faire de cette écoute une pratique régulière plutôt qu'un exercice ponctuel, parce qu'une photographie prise une seule fois ne dit déjà plus grand-chose six mois plus tard.

Au fond, la question n'est plus vraiment de savoir s'il faut écouter son audience jeune. La vraie question, c'est la fréquence à laquelle on le fait et ce qu'on est prêt à changer dans sa campagne le jour où la réponse surprend.

Ces études, nous les menons aussi sur mesure, pour des marques qui préfèrent une réponse précise sur leur propre catégorie plutôt que d'extrapoler à partir de données génériques. Une question vous trotte dans la tête sur votre cible étudiante ? Il est souvent plus simple de la poser directement aux étudiants que d'en deviner la réponse.